Articles fiEstival en cours
Samedi 11 mai
12h
Brunch Exploration des liens entre le politique et le poétique
avec : Milady Renoir, Slimta, Lisette Lombé, Paul Hermant, Serge Noël, Tom Nisse – discussion et lectures en alternance
Modération : Carmelo Virone
en partenariat avec la Voix des Sans Papiers, les Actrices et Acteurs des Temps Présents, le Collectif Keelbeek Libre



Photographies ©
Le samedi 11 mai, Odradek entre en scène pour vous présenter Cantique des cantiques, songes de Leonard Cohen.

Monument poétique universel, source d’inspiration constante pour d’innombrables artistes, écrivains, penseurs et musiciens à travers les siècles –le Cantique des cantiques est une célébration del’âme et du corps, une oeuvre placée sous le double sceau du mysticisme et de l’érotisme.
C’est à ce titre que, dès le début des années 1960, le Cantique des cantiques va marquer en profondeur l’écriture de Leonard Cohen, lui inspirant des poèmes publiés dans ses recueils principaux, mais également un ensemble de thèmes qu’il ne cessera plus d’approfondir : exil du corps, du langage et de l’esprit, métaphysique du désir, extase, arcanes de la passion, psaumes, déclin et déréliction.
Ainsi, le projet de l'ensemble Odradeck, Cantique des cantiques, Songes de Leonard Cohen, se présente-t-il comme un double hommage.
Conçu pour une pièce musicale mêlant influences ethniques, rock alternatif et atmosphères néo-classiques – ce projet donne à entendre une méditation de Leonard Cohen, sur une version revisitée du Cantique des cantiques.
Il en résulte un texte polyphonique, écrit et récité par Zéno Bianu, dont l’oeuvre occupe une place majeure au sein de la poésie contemporaine (derniers ouvrages parus : D’un Univers Funambule et Infiniment Proche, 2017, Gallimard).
Outre les nombreuses citations tirées du Cantique des cantiques lui-même et des recueils de Leonard Cohen – le texte de Zéno Bianu se dévoile comme un collage d’époques, de lieux, de noms, de références musicales ou littéraires. On peut y croiser Janis Joplin, Dylan, Van Gogh, Blake, Na’hman, des kabbalistes et des surréalistes, Virginia Woolf, Billie Holiday, Lorca, Syd Barrett... On passe de la Jérusalem céleste à une chambre du Chelsea Hotel, des cèdres du Liban au Jardin d’Eden, puis des nuits électriques du Swinging London jusqu’au coeur du désert.
Composé en français, Cantique des cantiques, Songes de Leonard Cohen que signe Zéno Bianu est aussi traversé par d’autres langues (anglais, hébreu, roumain/rromani, espagnol/ladino).
De plus, il se déploie au rythme d’une série de projections sur grand écran (tirées des travaux du photographe Didier Ben Loulou ; derniers ouvrages parus : Sud, La Table Ronde, 2018, Des amours silencieuses et Un hiver en Galilée, Arnaud Bizalion Éditeur, 2018), ainsi que d’une oeuvre musicale, signée par Laurent Cohen (dernier album produit : Samy Birnbach & Meitar, NaNa Disc, 2017), où l’Orient et l’Occident s’entretissent, dialoguent. Choriste polyglotte et instrumentiste, Annie Lulu apporte enfin une précieuse contribution au projet Cantique des cantiques, Songes de Leonard Cohen – projet à travers lequel la poésie, la musique et les arts ont l’ambition de ne former plus qu’un seul et unique langage.
Le jeudi 9 mai, Dominique Massaut vous présentera Débordements accompagné en musique et voix par Gauthier Keyaerts, Alain Subrebost et Vincent Tholomé
Né en 2014 au bord de la Laïta, rivière finistérienne en crues répétées cet hiver-là, Débordements est aujourd'hui un spectacle (ici 4 en scène), de spoken word, ainsi qu'un livre-disque édité par les éditions maelstrÖm, illustré par Klervi Bourseul et mixé par Pierre Devalet.

Un texte logorrhéen, avec, ici, au fiEstival, les voix de l'auteur (Dominique Massaut) et de Vincent Tholomé, et une musique de « poètes du son » (Gauthier Keyaerts et Alain Subrebost) Un spectacle de spoken word qui évoque, en poèmes sonores, les excès, le gigantisme des sociétés contemporaines, la surproduction, les pesticides, les additifs, le 6ème continent... et aussi ce pauvre type qui - il n'en peut rien - est né « excessif » (il sue, il pue, il parle fort, il rit fort, il éternue...). Et lui, non, il ne peut pas ; ça dérange tout le monde. Voilà. A la fin, la Rivière (véritable personnage sonore) retourne dans son lit, dans son calme sautillant, sa vieille jeunesse, sa nature « bougeante », et ce qu'elle charrie aussi de côtoiement positif avec une activité humaine qu'on espère bientôt plus « accordée », plus en équilibre entre le faire et le recevoir.
« Ces Débordements, ce fut une expérience d'écriture particulière, en lien intime avec le corps en danger, mais avec les sons des choses et des hommes, dans une tentative de réconciliation par le lien harmonieux. » (Dominique Massaut)
Débordements, c'est donc aussi un livre-CD (Editions Maelström, Bruxelles, 2019 - 15 €).
Textes : Dominique Massaut
Poétique du son : Gauthier Keyaerts
Musique : Gauthier Keyaerts/Alain Subrebost/Jean-Christophe Detrain/Stephan Ink
Voix : DomM (Dominique Massaut)/Laurence Vielle/David Giannoni/Vincent Tholomé/Les Kids de Villenave-d'Ornon
Mixage&Mastering : Pierre Devalet/Yael Mothes
Illustrations : Klervi Bourseul
A écouter/télécharger en ligne à prix libre ici
Cette année encore, le Medex se joint en poésie à l'OUTdoor du fiEstival. Retrouvez-les dans le piétonnier devant le Senghor.

Fidèles à la tradition les artistes du Medex diront des choses, dessineront des choses, écriront des choses, cuisineront des choses, joueront des choses et s'en joueront, en un mot ils feront des choses.
Ils ont même déjà commencé puisqu'ils ont dit Errare humanum est.
Leur Errare humanum est sera déployé en un triptyque de choses, elles-mêmes nommées Parcours d'errances, Balade des sens et Raconte-moi ton erreur (la galerie des erreurs sera exposée dans le piétonnier).
Et puisque Perseverare diabolicum est, les visiteurs du fiEstival#11 sont invités à revenir avec le morceau de la toile composée l'an passé, qui sera recomposée cette année en une toile-chose, et exposée. Ceux qui viendront sans peuvent aller expliquer le pourquoi de la chose au Medex, qui ajoutera à la toile-chose quelque chose en relation.
Bien des choses en perspective, donc, et d'autres encore. À ne surtout pas manquer.
Performance interactive déambulatoire par Stéphanie Van Vyve et Caroline Bouchoms.

Les jeudi 9 et vendredi 10 mai pendant les apéros musicaux, et le samedi 11 pendant le buffet, deux personnages loufoques et décalés déambuleront entre l'espace Senghor et le piétonnier. Détectives de la poésie, elles scruteront la moindre interstice susceptible de murmurer quelques mots. De la bouche d'égout au lampadaire, en passant par la friterie, la poubelle et la tranche de jambon, rien n'échappera aux antennes aiguisées de leurs cinq sens. Peut-être aurez-vous le privilège de les rencontrer au coin de la rue, au bistro ou à La Boutique et de leur confier un poème ? Bouts de papier déchiré, mots griffonnés, dessins, photos, portraits volés, tout objet identifiable et susceptible de soulever votre attention sera à déclarer d'urgence au Haut Commissariat Ré-évolutionnaire de la Poésie.
Dans la nuit du 11 au 12 mai, ces Sherlock Holmes (de la poésie) restitueront le fruit de leur enquête. Avec vous ?
Photographie © XXX
Le vendredi 10 mai, à 17h, retrouvez Jacopo Tealdi sur la scène de la salle Agénor du Senghor, dans un spectacle original et poétique.

"HAND SOME - the first hand-up comedy"
Mes mains parlent.
Elles sont vivantes. Vraiment.
Et alors nous avons créé un spectacle.
Il s'appelle "HAND SOME - the first hand-up comedy"
Et voilà, c'est ça.
Venez le voir !!
Si?!
Mini histoire d'amour en trois actes plus un
Performance de mime, théâtre physique et hand-up comedy
adapté à tous, 25 minutes
de et avec Jacopo Tealdi
son site
Régie de Philip Radice & Atelier Teatro Fisico
Photo affiche © Alberto Ceresa
Photos Monsieur Petit © Daniele Giacometti
Deux compères ré-évolutionnaires - incarnés par Mathieu Le Grâel & Pascale Moulias - promènent leurs joyeux nez masqués et leur Tarot dans les contrées du Fiestival.

Si vous les rencontrez :
Tirez une carte de Tarot, dites-leur ce qu'elle vous évoque et ils vous joueront votre Ré'Évolution en improvisant !
Horaires
Peut-être entre 14h & 16h*
Et entre 18h30 & 21h peut-être*
(*selon les humeurs des compères)
Photographie © XXX
C'est un rituel auquel nous sacrifions tous les ans : véritable mine d'informations et de surprises, lieu de rencontre avant la rencontre, partie émergée de l'iceberg, la brochure du fiEstival est arrivée et elle est d'ores et déjà consultable en ligne.

Merci à l'équipe du Senghor qui la réalise.
Photographie © John Sellekaers
Les plus petits ont leur fiEstenfants aussi ! Étape le dimanche 12 mai dans la hutte des petits musiciens.
Une installation sonore de l'asbl Dadadoum. À l'intérieur d'une hutte, plein d'instruments de musique et d'autres petites bêtes : une libellule, une coccinelle et un hibou racontent des histoires et chantent des comptines.
POUR : Les enfants de 0 à 3 ans accompagnés d'un adulte.

Photographie © John Sellekaers
Minuit - midit, du samedi 11 mai au dimanche 12, nous vous invitons à traverser la nuit en poésie.

À partir de minuit, commence la Traversée de la nuit, un espace ouvert à tous, artistes et public, animé par NadejDavid et 4 musiciens : Shadi Fathi (IR), Vincent Granger (FR), Marco Parente (IT) et Alain Subrebost (FR).
De minuit à midi, une traversée en poésie, contes, fictions et histoires personnelles, musique, danses, chansons, dessins, ateliers et jeux. Chaque heure portera l’empreinte d’un artiste-témoin, en écho aux 12 étapes précédentes du fiEstival. Toutes les interventions artistiques se concevront ou s’improviseront en fonction du fil rouge que l’artiste proposera et des couleurs et atmosphères qu’il esquissera.
Plus qu’une nuit de la poésie, il s’agit d’une traversée de la nuit où l’on veille de Minuit jusqu’à la levée du jour, comme cela se fait ailleurs : Yalda en Iran (jour du solstice d’hiver), lors de fêtes chez les Gnawas qui durent du soleil couchant à son levant, ou encore lors des lectures des Kabbalistes débutant à Minuit et durant toute la nuit, le minuit étant la porte du passage du monde profane au monde sacré...
Vers 6h du matin, nous prendrons ensemble un petit-déjeuner et poursuivrons jusqu’à Midi où nous terminerons par un brunch que nous préparerons tous ensemble au moment-même. Les enfants sont les bienvenus. Ils auront même une part active dans le déroulé de l’événement. Des tentes et des matelas seront installés pour les plus petits (bébés et jusque 8 ans) pour leur permettre de traverser la nuit avec nous. À partir de 8 ans, ils pourront même tenter de rester en éveil comme cela se fait ailleurs depuis des siècles…
Cette Traversée sera ouverte à minuit avec Kusulu, un hommage à Chogyam Trungpa, rituel de Chorésophie proposé par Yumma Mudra et avec Anne Waldman, Raji le Corésophe, David Giannoni et Shadi Fathi.
AMENEZ VOTRE TAPIS DE YOGA, VOTRE COUSSIN et VOTRE PLAID

Photographies © John Sellekaers
Les 9 et 10 mai 2019, retrouvez Slameke en ville pour une session de slam sauvage.

"Slam-sauvage" c'est de la poésie orale qui se balade ! "Slam-sauvage" c'est quand le slam quitte les bars et les théâtres pour aller envahir l'espace public. Les troubadours urbains déclament leurs vers dans les rues, les transports en commun, sur les places.... Les slameurs et slameuses jament, improvisent ; ils vous scandent leurs vers les plus percutants ; ils interpellent et accompagnent les passants pour quelques secondes, quelques minutes de poésie volée.

Slameke c'est le collectif de slam bruxellois ! C'est la rencontre de la poésie et de la scène tous les mois lors de scènes ouvertes partout dans la ville. Slameurs, rappeurs, chanteurs, poètes en tous genre ou simples passionnés de belles phrases se retrouvent pour faire résonner leurs discours et partager un instant de sincérité. Les paroles ne sont belles que lorsqu'elles sont vraies. Poètes, vous l'êtes aussi !
Avec Dounia Tadli, Gioia Frolli, Victor Lefevre, Patrick Eckel, Maxime Hollande, Viviane Stolk, Thomas Dubuisson, Dalila Vandenberghe, Kavena Gaumos
Photographies ©
Nous sommes des êtres de symboles et notre inconscient nous parle tous les jours à notre insu.
Les cartes, qui sont des images archétypales, sont un intermédiaires pour dialoguer avec notre profondeur.
Notre référence en la matière est Jodorowsky , qui utilise le tarot comme outil de traduction de l'inconscient mais aussi de guérison de nos nœuds et blessures.
Notre équipe des chemins du tarot propose des lectures avec la spécificité de chaque tarologue: intuition, processus alchimique, psychologie, actes créatifs, libération de l'arbre généalogique.

Pour le fiEstival réEvolution-Evolution, nous serons présents le jeudi 9 mai à partir de 13h30 devant la boutique maelstrÖm, dans le piétonnier, pour un tirage spécial en deux cartes :
- réEvolution : ce qui va être changé, transformé, réenchanté, redéfini, coupé.
- Evolution : la route nouvelle où nous pouvons mettre notre énergie et nous déployer.
Chaque tirage durera entre 10 et 20 minutes et sera en donation libre au profit du Fiestival.
Avec Chantal Salomoni, France Ferson, Chantal Wuillaume, Pascale Moulias, Mathieu Le Grâel.
Illustration © Camoin/Jodorowsky
Véronique van der Wielen en INdoor
Depuis quelques années, partout où elle va, accompagnée de son éternel carnet Véronique van der Wielen portraitise les yeux dans les yeux les personnes qu'elle rencontre sur son chemin.
S'instaure alors, le temps d'un coup de crayon, un dialogue sans paroles entre deux êtres humains, une opportunité de se poser. Démarche parfois intimidante, parfois déroutante, parfois enivrante, Véronique n'est plus qu'un regard en promenade sur le visage de son modèle. Les yeux se croisent et se perdent de vue, tandis que la main vole, voyage, dessine sans jamais lever la plume.
Un trait, un seul, voilà ce que la feuille accueille : un portrait se résumant à un trait. Courbes sinueuses et contradictoires, jeux de superpositions, le portrait succède à lui-même et se chevauche.
Avec son regard si fixe, on pourrait croire Véronique aveugle. Et c'est cela, finalement, qu'elle cherche à réaliser. Atteindre, pour un instant fugitif, l'infinie clairvoyance des non-voyants.
Le corps détendu et l'esprit vagabond, modèle et sculpteur lâchent prise, pour un résultat toujours surprenant. Lequel ? Peu importe, avec Véronique, important n'est pas tant d'être arrivé, que d'y être allé. Méditation, peut-être ? Voyage, assurément.
On ne saurait dire qui guide qui, de la main qui tient la plume, des yeux qui sondent les émotions qui se font face, et de l'âme qui tente d'embrasser celle du modèle. Et, dans le même temps, l'âme du modèle qui embrasse celle de Véronique, dans un dialogue où chacun prend le temps de reconnaître l'autre, de l'accepter.
Car prendre le temps de reconnaître l'autre, c'est aussi prendre le temps de se reconnaître soi-même.

Regard posé sur les poètes et la poésie, sur le rythme et l'intensité.
Un trait, au fur et à mesure des mots.
Accompagner l'énergie du moment, à travers le dessin et la couleurs.
Au fiEstival #13, Véronique revient le vendredi 10 mai dans le piétonnier, n'hésitez pas à venir lui demander un portrait les yeux dans les yeux.
Elle sera également là le samedi 11, pour immortaliser la Traversée de la nuit en dessins.
Quelques dessins réalisés à l'occasion du Midi-Minuit du fiEstival #12 seront par ailleurs exposés dans le bar du Senghor, et exceptionnellement vendus à prix libre.
Photographies © Véronique van der Wielen
fresque réalisée par Denis Meyers
Le jeudi 9 mai, retrouvez Louise Emö sur la scène du Senghor, dans une prose poétique qui s'offre en fusion entre le lyrique, le pamphlétaire et le documentaire.

Wendy, double fictionnel de la performeuse au plateau, cherche Wanda, autoportrait d'une génération du précaire relationnel. Wanda s'est mise en mode avion, après s'être mise en danger d'elle-même. Wanda, figure archétypale de la femme injoignable, celle que l'on cherche et que l'on porte en soi. A travers ses messages vocaux à Wanda, et le silence de l'adressée, nous rencontrons avec Wendy les femmes et les hommes aux différents traumas rencontrées sur le trajet, pour qui les mots sont trop grands désormais ou trop petits depuis. Dans sa recherche aux lisières de la francophonie, Nadine, Véro, Leila, Aude, Niaas, Lydie, Fabrice croisés aux détours de hasards provoqués, ont confié leur parole et quelque chose de leur cri, qui s'articule en un cri choral. Comment en eux-et-elles résonne la tragédie? De quel mot trop grand voudraient-ils-et-elles se débarrasser, en le tuant pour le revivre?

Le mouvement reste amorcé par la semi-incarnation des silhouettes des femmes rencontrées, par un travail minimal et précis de la gestuelle, du phrasé et la pratique du freestyle. Il y a une régisseuse à vue, miroir de la performeuse qui fait écho au jeu de miroirs des femmes de la fiction et à leur quête commune, un micro, et deux retours. La prise de parole, centrale, stylisée et frontale, est accompagnée par une création son et une playlist lancée par la régie qui cherche la pulsation, afin d'aborder des problématiques existentielle, sexuelle et générationnelle.
compagnie la PAC (la Parole Au Centre)
Louise Emö / écriture, dramaturgie, interprétation
Muriel Bûcher / dramaturgie
Elise Fontaine / assistanat régie son live
Photographies © Axel Merlin
Inspirée de l'histoire de Perséphone, nommée après son enlèvement par Hadès Dieu des Enfers, Naître à son nom plonge dans un imaginaire où la jeune fille enlevée violemment trouve son identité d'être dans une perte et puis retrouvaille de la lumière. L'installation offre une expérience sensorielle des quatre éléments, RéEvolution, qui conduit le corps de la lumière aux ténèbres et retour. Les figurines-poèmes en terre, Démeter et Perséphone, femmesoeurs, mèresfilles, maîtresses, déesses par excellence à lire en poèmes-images, les poèmes s'étirent aussi sur des rubans brodés, et les plantes-poèmes sont à emporter. Les pierres-poèmes viennent semer le trouble...

Par cette troisième étape en fiEstival, je continue à explorer une poésie qui se frotte aux questions existentielles, pour cet opus #13, essayons de Ré-Evolutionner l'imaginaire des corps et de leur identité flottante, une symphonie particulière offerte au public et aux passants, espérant invi(en)ter à un autre rituel de Poé-Vie.
Illustrtation © Catherine Serre
Poésie Totale, le mercredi 8 mai 2019, à partir de 19h à Project(ion) Room, soirée animée par Mélanie Leblanc et Tom Buron

En pré-ouverture du Fiestival, Poésie Totale, pour le lien intime que la poésie entretient avec la musique, les arts visuels, le cinéma.
Musiciens, poètes et vidéastes seront conviés, dans cette ancienne salle de cinéma, à faire dialoguer leurs univers.
La soirée ouvrira avec une performance de Tom Nisse et Alice Perret, Appel Constant, une histoire de l'art subjective. (performance texte/musique/projection)
Le Grand Désordre : les poètes invités s'immisceront dans les sonorités expérimentales et fulgurances bruitistes de Gauthier Keyaerts et Alice Perret, ornées par les projections de Julien Englebert. (lectures musicales/VJing)
Enfin, le quatuor bruxellois Commander Spoon viendra propager les sonorités cosmiques de son dernier né, Declining, pour clore cette soirée à coup de jazz fiévreux. (concert)
Entrée à prix libre.
Photographie ©
Le jeudi 9 mai, retrouvez Fiston Mwanza Mukulu sur la scène du Senghor.

Je suis Mwanza Mujila. Je suis encore Mwanza wa Mwanza. Mwanza Mbala, Mwanza Nkangi, Mwanza Nkongolo, Tatu Mukulumpe Mwanza, Mwanza wa ba Tshibamba, Tshimankinda, Mukalenga Mwanza... Mon nom de famille (nom du ventre, pour être précis) est un cabinet de curiosités, mieux encore un musée vivant. Je ne suis donc pas seul sur scène. Je suis accompagné de ma généalogie, de mes parents, mes tantes; de Tshimbalanga, l'avant-cadet de mes oncles, de mon Kaku ou l' arrière-grand-père, de l'Esprit de l'Aïeule, des arbres-à-esprits, du fleuve Congo, de la rivière Lubilanji, du lac Munkamba... Toutes ces Choses, ces Fleuves, ces Femmes, ces Hommes, ces Esprits s'incrustent et éructent à travers moi. Car mon corps est bien celui de mon Kaku, ma bouche n'étant rien d'autre que le museau de l'avant-cadet de mes oncles et ma voix, celle de la défunte tante Mulanga. Prières à Mvidi Mukulu qui se veut une lecture collective est une adresse à l'Esprit Ainé. Chez le peuple luba d'où je suis originaire, on n'invoque Dieu qu'en cas de force majeure. Pour les affaires courantes, on recourt aux ancêtres ou bakishi, aux Esprits cadets... En français, en luba et en allemand, à travers cette performance, moi et ma généalogie exhortons Mvidi Mukulu à ne pas nous assassiner dans le sommeil, nous l'exhortons à ne pas nous couvrir le corps des pustules, à ne pas nous frapper de la maladie du sommeil et du paludisme, à sursoir la foudre et l'épilepsie.
Photographie © Arno Ebner
Le vendredi 10 mai, retrouvez Paul Wamo Taneisi sur la scène du Senghor.

X c'est un micro, une loop station et des textes dits
X parle de Blues Autochtone, d'Aurore Rouge, d'Identitrash, de Saletés divines, de Rêves qui aboient comme des chiens qu'on lâche, de ce Monde qui se fane pour un autre à venir et d'encore plus
X est une lecture fleuve qui suit plusieurs vents
X pour l'inconnu, le non visible, le caché ( la surprise )
« Accrochés aux rideaux du souvenir qui manque, les trous qui encerclent nos mémoires sont des serpents qui se mordent la queue »

Kanak originaire de Nouvelle Calédonie, archipel français situé dans le Pacifique Sud, Paul WAMO Taneisi est un poète performer instalé en Métropole pour développer ses différents projets artistiques entre écriture, performance et musique.
Parmi ceux-ci X lecture performance solo de ses propres textes A capella ou accompagné de sa loop station.
Figure emblématique dans son Pays, Paul WAMO Taneisi est un artiste hors catégorie pour qui l'écriture est un ETAT d'URGENCE. Ecrire pour faire sortir, Ecrire quand ça ne tient plus, la Poésie est son troisième poumon. Surtout sollicité pour ses projets musicaux et reconnu pour ses qualités d'interprète, Paul WAMO Taneisi ne lit pas ses textes, il les transpire, les suffoque, les danse.
X est son projet le plus intime et le plus expérimental.
PRESQUE PRESQUE
IL EST PRESQUE L'HEURE DE CEUX QUI NE VEULENT PLUS DE CHRONOMETRES
PRESQUE
IL EST PRESQUE SAISON MURE DES CALEBASSES FRAICHES
PRESQUE
NOUS Y SOMMES PRESQUE
Portrait © Lordrik BigBoyz
Photographie © Festival Atlantide 2019
